Figurines

Une figurine est une statuette de petite taille, représentant un humain ou un animal. Parmi les figurines, ont peut citer les arts folkloriques, comme les figurines du Jiangsu en Chine, les santons, en France. Aujourd'hui l'art des figurines est redevenu très populaire en France, grâce à la représentation de personnages de bande dessinée, de dessin animé et de personnages historiques (Figurine Historique). Les figurines historiques, qui représentent souvent des militaires, demandent une bonne connaissance des uniformes (uniformologie à l'usage des figurinistes), car le but est de se rapprocher le plus possible de la réalité. Certains amateurs passent beaucoups de temps à lire des ouvrages d'Histoire et même à effectuer des recherches (clubs, musées, archives, reconstitutions grandeur nature des plus célèbres batailles, ...). Les figurines, sont également utilisés dans les wargames ou les jeux de rôle. Pour représenter les personnages du jeu, et leur situation dans le jeu. Dans ces jeux, celles-ci sont souvent en métal (alliage à base de plomb et d'etain), parfois en plastique ou en résine, et de nombreux passionnés passent beaucoup de temps à les peindre à la main. Certains d'entre eux les sculptent eux-mêmes (création) ou modifient des figurines déjà existantes (transformation). Une fois le Maître Modèle (pièce unique : Master en anglais) créé, il est possible de réaliser des moules de façon artisanale ou industrielle, puis d'effectuer des tirages en métal (ou en résine) de ses figurines.
En dehors des jeux, les figurines sont également peintes dans un but esthétique et/ou d'exposition. Parmi les techniques de peinture de figurines, il y a notamment la peinture à l'huile ou à l'acrylique. Puis viens la séance photo, ou plus exactement la macrophotographie, avec ses particularités.

Manga

Manga désigne en japonais les bandes dessinées en général. En français, ce terme désigne les bandes dessinées japonaises, voire les bandes dessinées d'influence japonaise. Le dessinateur de mangas est appelé mangaka. Les manga(s) se lisent souvent dans le sens inverse des bandes dessinées occidentales : de droite à gauche (de même pour les bulles) ce qui correspond au sens de lecture japonais. Toutefois, les éditeurs français ne se plient pas systématiquement à cette spécificité. Certains éditeurs choisissent alors de simplement retourner les images, ce qui occasionne des incohérences douteuses (un droitier qui devient gaucher, un coup porté au cœur qui perd son sens avec une image inversée ou encore un salut nazi effectué du bras gauche dans L'Histoire des 3 Adolf). D'autres adaptent entièrement les ouvrages en retournant seulement certains images, changeant la mise en page et en redessinant certains éléments graphiques, ce qui a pour mérite de faire correspondre la forme des phylactères avec l'horizontalité des systèmes d'écriture occidentaux (Casterman notamment, dans sa collection Écritures).

Mouvements culturels initiateurs

Le manga, bien que très ancré dans la société japonaise moderne, trouve ses origines dans la période Nara, avec l'apparition des premiers rouleaux peints japonais : les emakimono. Ceux-là associaient en effet des peintures à des textes calligraphiés qui assuraient, ensemble, le récit d'une histoire que l'on découvrait au fur et à mesure que se déroulait le rouleau. Le premier des emakimono, le inga kyô, était la copie d'une œuvre chinoise et marquait une nette séparation entre le texte et la peinture. Pourtant, dès le milieu du XIIe siècle, apparaissent les premiers emakimono de style japonais, dont le Genji monogatari emaki est le plus ancien représentant conservé. Ces derniers faisaient souvent intervenir de courts textes explicatifs après de longues scènes peintes. Cette priorité accordée à l'image - qui peut assurer seule la narration - est aujourd'hui une des caractéristiques les plus importantes du manga. De même, lors de la période Edo, les estampes étaient d'abord destinées à l'illustration de livres, mais, très vite, le rapport de force s'inversa et l'on vit l'apparition de « livres à regarder » en opposition avec les « livres à lire », avant la disparition totale d'écrits complémentaires et la naissance de l'estampe « indépendante » en une seule illustration: l'ukiyo-e. C'est d'ailleurs Katsushika Hokusai (1760-1849), le fondateur de l'estampe de paysage, qui donna son nom au manga (littéralement « dessins grotesques »), nommant ainsi ses célèbres caricatures qu'il publia de 1814 à 1834 à Nagoya.

La bande dessinée

Le manga ne connut pourtant sa forme actuelle - celle de bande dessinée -, qu'au début du XXe siècle, sous l'influence des revues commerciales étasuniennes. Diverses séries, comparables à celles outre-atlantique, virent donc le jour dans les journaux japonais. Le très antimilitariste « Norakuro » (le chien noir) de Tagawa Suiho, et « Boken Dankichi » (les aventures de Dankichi) de Shimada Keizo, seront les séries les plus populaires au Japon jusqu'au milieu des années quarante où toute la presse ainsi que toutes les activités culturelles et artistiques subissent la censure du gouvernement militaire, ce dernier n'hésitant pas à mobiliser ces milieux à des fins de propagande.

 

En France

En France, de nos jours, les mangas ont encore une réputation sulfureuse acquise au début des années 90, avec la diffusion de mangas à un public qui ne leur correspondait pas (les publications de mangas sont très segmentées au Japon). Les succès récents des films d'Hayao Miyazaki mettent en lumière la diversité du manga et permettent de remettre en cause cette réputation.

 

Auteurs (ou mangakas)

Un mangaka est un dessinateur de manga, bande dessinée japonaise. On demande généralement aux mangakas une très grande productivité, mais si leur manga fonctionne bien, ils peuvent devenir riches (grâce aux droits d'auteurs généralement plus élevés qu'en Europe ainsi qu'aux revenus issus des produits dérivés) et connaître une certaine notoriété en voyant leur série portée en série télévisée, au cinéma, etc. Les mangakas travaillent généralement en indépendants, et s'accompagnent d'assistants qui les déchargent des parties les plus fastidieuses de la création de la bande dessinée (tramages, encrages, répétition des dessins ... ). Souvent, la carrière d'un mangaka commence d'ailleurs par l'assistance d'un autre mangaka même si un certain nombre d'entre eux a débuté en remportant un des nombreux concours organisés par les éditeurs.

 

Disputes franco-françaises autour du mot manga

Les mots japonais n'ont pas de genre ; par conséquent on ne sait pas s’il faut écrire un manga ou une manga. L'auteur Frédéric Boilet a échauffé les esprits de beaucoup de fans habitués à accorder le mot au masculin, en parlant de manga au féminin (notamment dans le cadre de son mouvement franco-japonais La Nouvelle Manga). Ses arguments ne peuvent pas être totalement rejetés. Un fait est que Jules et Edmond de Goncourt, en parlant pour la première fois en France de mangas, à la fin du XIXe siècle, l'ont fait en accordant le mot au féminin. Depuis cette époque, et jusqu'à la popularisation récente de l'usage au masculin (dans les années 90 par les premiers journaux spécialisés et la télévision), manga était souvent employé au féminin…Le second problème concerne l'accord au pluriel : suivant des usages qui ne sont pas forcément entérinés par l'Académie française, les mots étrangers n'ont pas de pluriel en -s. On lit donc souvent « les manga » au lieu de « les mangas » comme on l'accorderait en Français. Les fans ne sont pas tous de cet avis.